Mini-quizz 1 :

  • êtes-vous capable de citer 3 marques de whisky en moins de 10 minutes ?
  • êtes-vous capable de mémoriser l’adresse whisky.com en moins de 10 secondes ?

 

L’acquisition de Whisky.com par une société allemande pour > 3 millions de $ en 2014 illustre la supériorité des adresses descriptives sur les noms de marques.


 

Plusieurs tendances contribuent à l’enchérissement de noms de domaine singuliers, tels que Whisky.com.

  1. La part du commerce en ligne ne cesse d’augmenter. Grâce aux progrès techniques (haut-débit, sécurité, smartphones, etc.), les consommateurs prennent plaisir à se renseigner et à commander en ligne. Les Français effectuent 7 % de leurs achats en ligne contre déjà 12 % aux Etats-Unis.e-commerce
  2. Internet étant devenu un loisir quotidien, les marques se doivent d’y être en bonne place pour rester à l’esprit du consommateur. Après les contrats mirobolants des vedettes sportives, les spots télévisés hyperchers aux heures de grande écoute, ce sont maintenant les sites internets les plus fréquentés qui profitent de la concurrence publicitaire.

    Source : http://IABCanada.com

    Source : http://IABCanada.com

  3. Toujours plus compétitive, la toile capte des investissements croissants. Dépassés, les commerces urbains (vidéothèques, agences de voyage…) périclitent. Des Etats-Unis aux grandes villes chinoises, les supermarchés ferment à leur tour par dizaines au profit de la vente à distance.
  4. La compétition s’intensifie avec le nombre de rivaux. Le capital, la compétence technique et le temps nécessaire pour ouvrir une boutique sont devenus minimes depuis l’apparition d’outils perfectionnés (exemple : WordPress). La démocratisation du commerce en ligne permet à de nouveaux venus d’attaquer les parts de marché des vétérans.

    Vente en ligne Source du graphique : Journal Du Net.

    Croissance annuelle de l'e-commerce en France
    Source du graphique : Journal Du Net.

  5. Les entreprises multiplient les sites et pages optimisées pour capter le trafic des moteurs de recherche et réseaux sociaux. Vous connaissiez le matraquage publicitaire à la télé et dans votre boîte aux lettres ? Même phénomène sur internet : multiplier les points de vente devient indispensable au maintien de la visibilité et du chiffre d’affaire. La France compte 2 fois plus de sites marchands qu’il y a 5 ans. Une recherche sur Google peut vous fournir des millions de réponses.
  6. Les internautes sont des consommateurs infidèles prêts à repartir en moins de 2 secondes. La taille du vendeur, son ancienneté, son implantation géographique ou encore son dernier slogan ne sont pas décisifs. Comme l’ont découvert autrefois les baratineurs sur les marchés et les vendeurs à la sauvette, attirer et conserver l’attention est une affaire de premier-venu, de confiance, de crédibilité et, donc, de mots-clefs.
  7. La francophonie est en pleine extension : 280 millions de personnes aujourd’hui contre 180 en l’an 2000. Le français est la 4ème langue la plus présente sur internet. L’Afrique francophone accroit ses échanges avec l’ancienne puissance coloniale, comme acheteur, fournisseur et partenaire, créant un marché gigantesque, voué à s’homogénéiser.Le français est la quatrième langue sur internet
  8. Les grands pionniers de l’internet (Amazon, eBay, Iliad…) usent d’avantages de mieux en mieux compris : ils s’implantent au plus proche des pensées du consommateur et n’investissent qu’en proportion de la fréquentation permanente. Question aux e-commerçants qui dirigent du trafic payant vers des adresses gratuites : les visites suite à vos publicités intempestives, par mégarde (60 % des clics mobiles), voire effectuées par des robots, sont-elles rentables pour vous ou pour la régie publicitaire ? Pourquoi cultiver le désert ? Conseil en or : comme Facebook et Google, achetez l’emplacement, vendez la publicité.

 


 

Pour mieux comprendre notre époque et anticiper la prochaine décennie, il faut regarder ce qui se fait aux Etats-Unis, laboratoire mondial du marketing. Une fois éprouvés, ses modèles d’affaires sont progressivement repris par les autres pays :

  • épiceries en libre-service (1950),
  • grandes surfaces (1960),
  • franchises (1970),
  • marketing de réseau (1980),
  • drive (1990),
  • e-commerce (2000)…

Or beaucoup de dirigeants d’entreprises françaises persistent à regarder vers le passé pour établir leur stratégie internet. Alors que les sites américains triomphent partout, très peu de sites d’origine française ont une portée internationale. Pire, le savoir-faire réel en terme de commerce électronique place l’ancienne puissance mondiale entre des pays jugés en retard techniquement :

B to BSource : Fédération de la Vente A Distance, chiffres-clefs 2014

 

L’immobilier est hors de prix à Paris sous la pression des investissements étrangers ? Sachez que de nombreux noms de domaine francophones partent à l’étranger, à commencer par les .com qui ouvrent un marché international et – contrairement aux .fr – ne réclament pas une domiciliation en Europe.

Mini-quizz 2 :

  • Qui exploite Automobile.fr (ouvert en l’an 2000) : Citroën, Peugeot ou Renault ? Non, c’est eBay !
  • Qui exploite Auto.fr (acquis 100 k€) : Citroën, Peugeot ou Renault ? Non, c’est une société suisse depuis 2011.

 

Questions ouvertes au patron de PSA :

  1. si les adresses Automobile.fr et Auto.fr sont plus visitées que le magasin Citroën des Champs-Elysées, (ouvert en 2007), qu’il s’y conclue en conséquence davantage de ventes, laquelle des ces 3 concessions vaut le plus ?
  2. quelle image donnez-vous de votre entreprise dans les media (cf. vos publicités) à vos clients, à vos collaborateurs et à vos investisseurs en ne possédant pas le nom de domaine PSA.com ?
  3. que vaudront les marques Citroën et Peugeot dans 10 ans si votre entreprise ne rattrape pas son retard sur internet ?

C42 face à eBay_ A gauche : magasin coûteux (XXème siècle). A droite : magasin profitable (XXIème siècle) _

 


 

Dans notre économie ouverte, les capitaux se déplacent vers les plus fortes perspectives de rentabilité. Il est  inévitable que le prix des domaines francophones descriptifs converge vers celui des autres langues. Il est tout aussi prévisible, qu’à terme, il dépassera celui d’un pas-de-porte dans une petite ville. Le comportement des consommateurs et le bon sens des investisseurs l’impose.

Mini-quizz 3 :

  • Auriez-vous consacré 100 € en 2006 à l’achat du nom de domaine 20.com ?
  • Pensez-vous que celui qui y a consacré 75 000 $ a fait un bon investissement ?

 

Aujourd’hui, le propriétaire de 20.com empile les offres de rachat en millions de $. Dans la même discrétion, le cours des noms de domaine en 4 chiffres, dits NNNN.com, a été multiplié par 1000 entre 2005 et 2015.

Prix moyen des noms de domaines

Prix moyen des noms de domaines depuis 2000

Se laisser dépasser par le progrès social est coûteux. Vous préférez faire partie des gagnants ? Contactez-nous dès aujourd’hui.


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